Visite au Musée des hospitalières  de l’Hôtel-Dieu de Montréal.

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201, avenue des Pins Ouest, Montréal, Québec. 514-849-2919

Nicole Garneau notre guide et membre de l’association hispanophone de Laval, a commenté la visite d’une heure entièrement en espagnol. Elle a fait un travail formidable et ce la journée avant de partir pour la Tanzanie.

Incroyable travail!

Steve Edwards

http://museedeshospitalieres.qc.ca/

http://www.rhsj.org/es

 

Montréal, le 9 septembre 2017

Nous profitons d’un bel après-midi de septembre pour marcher vers le Mont-Royal sur l’avenue des Pins. Arrivés à destination, Jean-Pierre et moi ouvrons la lourde porte d’un bâtiment contemporain à l’ombre du vaste complexe hospitalier qui l’entoure. Nous somme au Musée des hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal.

Je n’avais aucune idée de ce que je trouverais à l’intérieur, mais j’y ai découvert une collection d’artefacts datant du début du XVIIe siècle soigneusement sélectionnée.

Cette collection raconte l’histoire de Montréal à travers le prisme religieux colorait tous les aspects de la vie quotidienne à l’époque. De la vision mystique qui a motivé le fondateur qui n’a jamais quitté la France, aux religieuses cloîtrées qui ont garanti son succès au cours des siècles.

Ces artefacts, tels des pages provenant de journaux de bord, des menus et des affiches de l’époque, rendent cette histoire tangible et la transforment en réalité. Le cloître est particulièrement bien représenté. Je découvre un monde caché derrière le treillis à travers duquel les sœurs pouvaient avoir un occasionnel contact avec le monde extérieur.

De l’autre côté du treillis, je suis transporté dans le passé.

Je deviens une jeune fille infatuée et mariée à Jésus qui découvre les rituels quotidiens de sa vie cloîtrée à venir. Une jeune sœur me présente un uniforme, une bible, un livre de règlements et me conduit à une petite chambre. Les repas silencieux, la prière constante et l’omniprésence d’icônes religieux contribuent à renforcer la vision que je suis mariée à Jésus et je dois exécuter ces ordres.

Je me dirige vers la pharmacie où je préparerai les ordonnances avec le contenu de dizaines de bocaux d’apothicaires derrière un élégant comptoir courbé. Devant toutes ces étiquettes et ces recettes, le sortilège est rompu. Il s’agit là d’une médecine vieille de 100 ans qui utilisait les onguents, les herbes et la thérapie par ventouses.

Cet endroit témoigne de la capacité persistante et étonnante du corps humain à se soigner par lui-même. Puis, je me souviens qu’il s’agissait à l’époque d’un hospice pour personnes démunies et non d’un hôpital doté d’une médecine de pointe.

Je traverse le temps en suivant notre guide dans les salles de cet incroyable musée et me retrouve dans une pièce quelque part au 20e siècle, au temps de ma jeunesse. Les noms et les lieux deviennent plus familiers, comme le centre hospitalier de l’université McGill ainsi que de belles photos des écoles de soins infirmiers en noir et blanc sur papier glacé.

À mon avis, cet endroit devrait être visité par tous les étudiants en soins infirmiers de la région puisqu’il démontre la persévérance des fondateurs qui durant des décennies ont travaillé sans relâche à s’occuper des plus démunis de la région montréalaise et ce avec des effectifs insuffisants.

Je suis captivé par une murale dépeignant le canal Lachine et sa dépendance sur le charbon au début des années 1900. Il y régnait un taux élevé sans précédent de maladies et de pauvreté. La congrégation a soigné des milliers de personnes chaque année. C’est un rappel impitoyable que peu de gens riches et puissants venaient en aide aux pauvres, autant à cette époque qu’aujourd’hui.

De retour au 21e siècle, je peu encore sentir la poussière de charbon sur ma peau et dans me poumons. Une parfaite raison pour réduire la dépendance mondiale à cette technologie du 19e siècle qui a affecté la santé de tant de gens.

Merci pour des siècles de services.

 

Visit to the Musée des hospitalières de l’Hôtel Dieu de Montréal.
201, avenue des Pins Ouest, Montréal, Québec. 514-849-2919

Our tour guide was Nicole Garneau a member of l’association hispanophone de Laval. She commented the one hour visit entirely in spanish. She did a tremendous job and all this the day before leaving for Tanzania.

Great work!

Steve Edwards

http://museedeshospitalieres.qc.ca/

http://www.rhsj.org/en/

 

Montreal, Sept 9, 2017

Walking up towards Mount Royal on Pine avenue I’m enjoying one of those beautiful September afternoons in Montreal. Jean-Pierre and I opened the heavy door to a  contemporary building dwarfed by the huge hospital complex surrounding it. We are in the Musée des hospitalières de l’Hôtel Dieu de Montréal.

I had no idea what lay inside but discovered a wonderfully curated collection of artifacts dating from the beginning of the 17th century in Montreal.

It tells the story of Montreal through the religious prism that colored every aspect of daily life at the time. From the mystic lifelong vision that motivated the founder who never left France, to the cloistered nuns who guaranteed its success over the centuries.

The story is made real in very tangible ways with artifacts such as pages from the logbooks, menus, and period signage.  The cloister is particularly well represented as I approach the inaccessible world behind the trellis through which the nuns were allowed only rare contact with the outside world.

As I step through that trellis I’m carried back in time.

I’m an infatuated young bride of Jesus discovering the daily rituals of my cloistered lifetime ahead. I’m greeted by a young nun, presented with a uniform, a Bible, a rule book, a tiny room. The silent dining, the constant prayer, the pervasive presence of religious icons will conspire to keep the vision alive: you’re married to Jesus and are doing his bidding.

I walk up the pharmacy, behind a beautiful curved counter, where I’ll be working standing in front of dozens of apothecary jars preparing prescriptions.

I’m snapped out of my daydream by the recipes and labels in front of me.  This is medicine 100 years ago, these are some of the treatments: cupping therapy, ointments, herbs. This place is a testament to the human body’s persistent and astonishing ability to heal itself. But then I’m reminded that this is a hospice for the destitute not a hospital with state-of-the-art period medicine.

I drift through time as we follow the guide through the halls of this amazing Museum and I wake up in a ward somewhere in the 20th century of my youth. Names and places take on a familiar ring now, such as McGill University Hospital Center, black and white glossy photos  from schools of nursing, and so forth.

This place has to be on the curriculum for any student of Nursing in Montreal. It speaks of the perseverance of the founders who spent decades short staffed and underfunded, toiling to care for the destitute in Montreal.

I stood transfixed before a wall to wall panorama of the Lachine canal from above  circa 1900. This place ran on coal and was a place of unprecedented ill-health and poverty. The congregation cared for thousands, on this very spot and throughout the city, every year. A stark reminder that few among the rich and powerful cared for the poor then or now.

Fully restored to the 21st century I could still feel the coal dust on my skin and in my lungs. A stark reminder that our use of 19th century technologies must end, if only for my personal health.

Thank you for  centuries of caring.

 

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